John Wilkinson (
1728 –
1808) était un ingénieur et industriel anglais,
sidérurgiste, constructeur de
machines-outils, de
ponts en fer et de matériel de guerre.
Il participa à la fondation des usines du Creusot .
En Angleterre au cours de la révolution industrielle, le Progrès technique est essentiellement le fait d’hommes déjà engagés dans la production, en tout cas toujours proche d’elle. La très grande majorité des inventions est réalisée par des entrepreneurs ou des contremaîtres, parfois des constructeurs de machines. Il n’en est pas de meilleur exemple que la dynastie des Darby, en sidérurgie, l’association d’un grand entrepreneur, Matthew Boulton et d’un ouvrier mécanicien, James Watt ou que les Wilkinson dans le domaine de la Machine-outil
Ce qui est caractéristique de cette phase de l’histoire de la technique anglaise, c’est l’aspect individuel de l’effort. Matthew Boulton et John Wilkinson représentent peut-être les seuls cas où une recherche technique s’est installée au sein d’une grande entreprise
En 1772, John Wilkinson inventa la machine à aléser et en 1775 il acheva le premier tour à aléser qui permis notamment l’usinage des cylindres des machines à vapeur. Mais cet appareillage était coûteux et ne devenait rentable que pour les grosses machines. En 1798, il mis au point un tour à tailler, peu après la première machine à fileter du français Senot (1795) et le tour de Henry Maudslay (1797) .
L’apparition de l’acier au creuset, au milieu du XVIIIe siècle et des machines-outils pour le métal, en particulier la machine à aléser de John Wilkinson, les machines à fileter (pour les vis et les écrous), les machines à raboter, ouvrirent définitivement la voie à la machine de métal .
Notes et références
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Bibliographie
- (s. dir.), Bertrand Gille, Histoire des techniques, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1978 (ISBN 978-2-07-010881-7)